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Elle a presque 3 ans et pourtant il m’arrive de la relire souvent. Elle aide a se souvenir que cette soit disant impureté est belle ! On nous dit tant le contraire.
Effectivement, le concept de pureté est proche du concept de sacré et ces deux concepts possèdent une notion de mise à l’écart dès lors qu’on peut formaliser l’impur et le profane.
Hors on met à l’écart ce qui est souillé, mais on met aussi à l’écart ce qui n’est pas souillé et ne doit pas l’être. On les écarte justement l’un de l‘autre.
C’est pourquoi un même mot peut avoir deux sens et désigner à la fois l’objet de contemplation et ce qui ne doit pas affecter l’objet de contemplation.
citation> « le purificatoire [est là] pour rendre [le calice] à son usage profane après qu’il ait contenu le sang du Christ, et c’est en ce sens qu’il est appelé ainsi. »
Ce qui signifie que puisque le purificatoire rend le calice à son usage profane, on peut écrire que c’est le purificatoire qui profane le calice, ce qui est semble contradictoire !
Là encore, on n’a pas l’habitude d’employer ces mots dans ces situations. Si l’adjectif profane n’a pas toujours une connotation négative, le verbe profaner, rendre profane, est aujourd’hui systématiquement associé à l’idée d’une violation ou d’un sacrilège et on préférera le verbe désacraliser à la place. Ne parlons même pas de certains cas où parfois en latin profanare signifie… consacrer. C’est compliqué !
Donc oui, il faut vivre la parole ! C’est essentiel, l’écriture n’a de sens que si elle est faite parole vivante. C’est la vocation prophétique du baptisé : vivre la parole, vivre le mystère. C’est pour cela que la tradition et le magistère sont inséparables de l’écriture.
]]>Merci pour votre remarque !
Pour votre gouverne, je ne suis pas curé mais simple vicaire 😉
Bien à Vous,
Abbé Vincent
]]>Chère Clémence, merci de votre commentaire !
La Vierge est bien allée au Temple parce qu’elle avait besoin d’être purifiée selon la loi juive, eh si ! Mais elle s’y est certainement soumise avec humilité comme vous le dites si bien. Vous trouvez ces préceptes notamment dans le Lévitique. Pour ce qui est de la vision de l’impureté que j’explique ici – et qui côtoie l’autre vision que contient aussi la Bible, celle plus courante que nous connaissons aujourd’hui – vous la trouvez notamment dans les Midrashim, ces commentaires juifs de la Bible. C’est avec des personnes juives, ainsi que des personnes converties du judaïsme au christianisme, que j’ai appris ce genre d’éléments, que mes lectures des Midrashim ont confirmé par la suite. Enfin, toute bonne explication des signes liturgiques présents dans l’Eucharistie vous confirmera que le purificatoire n’est pas là uniquement pour nettoyer le calice après le contact des lèvres qui y boivent, mais bien pour le rendre à son usage profane après qu’il ait contenu le sang du Christ, et c’est en ce sens qu’il est appelé ainsi.
Bien à Vous,
Abbé Vincent
]]>tous ceci est très beau mais j’aimerais savoir d’où vous tenez le sens d' »Impureté » que vous donnez ! Je n’en trouve nulle part mention. Pouvez-vous nous préciser vos sources ?
La Vierge s’est rendue au Temple, non parce qu’elle avait besoin d’être purifiée, mais pour se soumettre, avec humilité, à la loi juive. L’Eglise n’est pas « misogyne » puisqu’elle n’impose pas ces pratiques de toute façon.
Quant au « purificatoire », c’est troublant, mais je crois savoir qu’il s’agit surtout de purifier le calice des lèvres qui s’y sont portées.
Il n’en reste pas moins que la vie doive être respectée, évidemment, et même qu’elle est sacrée. Mais toute vie l’est, celle de l’homme comme celle de la femme, qui sont tous deux des Temples de l’Esprit.
Bien à vous
]]>Oui, à la longue je remarque que j’ai tendance à mettre trop de choses en couleur, ce qui gêne la lecture. Je vais essayer de m’améliorer ! Merci pour votre commentaire et votre partage !
]]>Comme le supposent également Caroline et Émilie dans leurs commentaires, et comme le débat intéressant qui a eu lieu sur Facebook suite à cette homélie, bien entendu qu’il y a probablement plusieurs acceptions du concept d’impureté. L’étude devrait être faite de manière plus profonde pour rendre compte d’une part des impuretés animales et d’autres part des nombreux passages où l’impureté même humaine peut être comprise très négativement.
Cette petite homélie veut simplement rendre compte de l’impureté relative au sang qui donne la vie, et donc à la naissance. Pour être plus juste, il faudrait donc rajouter « dans ce cas précis » à plusieurs endroits de mon texte.
Un grand MERCI à chacune et chacun pour vos lectures attentives et pour vos commentaires pertinentes et sympathiques !
Abbé Vincent
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